Trouver :

Le non humain dans l’identité du sujet

Posté le 15 septembre 2009 – 22 h 37 min | par J-C Dardart |

hommechattatou

La question de notre relation intime avec l’environnement non-humain, me passionne car elle permet, au contraire de ce qu’on pourrait croire, de mieux nous définir ou plus exactement de mieux nous dire. Si par ailleurs, j’ai abordé cette thématique sous l’angle de la dénégation (« ce n’est pas nous » pour dire « c’est nous »), j’aimerais pour cette fois montrer comment ce monde non-humain, et dans l’exemple que je vais prendre, le monde animal, agit dans notre identité et dans sa formulation : le fameux « dire qui je suis ».

S’il y a bien un auteur qui pris au sérieux la question du non humain, c’est bien Harold Searles dans son formidable L’environnement non Humain (publié en 1960), allant bien plus loin que d’affirmer que nous avons une relation intime avec le non humain, Searles en fait un élément primordial (sur le plan à la fois de la chronologie du sujet et sur ce qu’il y a de plus enfui en lui) de notre identité. Dans ce contexte le terme « relation intime » prend tout son sens. Mais pourtant son identité la plus brillante n’est pas là. En effet, il va tirer de ses réflexions et de son expérience clinique une conclusion plus que précieuse : Plus l’assise identitaire est mise en branle dans ce qu’elle a de fondamentale (dans le sens de ce qui fonde l’identité du sujet), plus la définition du sujet est restreinte et exclu le reste. Autrement dit, plus nous doutons de notre humanité, plus nous en faisons une définition limitée. Ce qui en est exclu est alors étiqueté comme inhumain (On peut faire un parallèle semblable avec la « folie » : plus le sentiment d’être sain d’esprit est fragilisé plus on inclus de choses dans « la folie ». C’est un éclairage fort instructif dans la question du normal et du pathologique et que les événements de la nuit sécuritaire nous ont pas manqué de rappeler). Pour ma part, j’ai toujours été étonné que ce qui était déclaré comme inhumain désignait des actes commis uniquement par les humains. Bien entendu ce n’est absolument pas un hasard et représente davantage un aménagement défensif sur lequel je reviendrais un jour et que j’appelle le «non-humainement humain» en référence à la notion d’inquiétante étrangeté ou étrangement familier (unheimliche) de Freud.

Dans son livre Searles nous explique que l’humain n’a pas toujours nier son substrat non humain et qu’au contraire dans le passé et même dans certaines sociétés tribales il n’est pas impensable que l’homme soit issu de l’animal ou de végétal. Il en va de même quant à un partage d’une même glaise liant humain et non humain. Ce qui se joue ainsi c’est une définition du sujet qui ne se borne pas à des critères biologiques ou purement formelles. Plus précisément le formel n’est pas chez les amazoniens par exemple quelque chose de fixe et d’emblée donnée pour s’arrêter là. L’apparence est prise dans une complexe expression symbolique et sociale. Ce que nous enseigne une culture en apparence éloignée ce que la question n’est pas tant de savoir « qu’est-ce que l’homme ?» mais plutôt comment « il se dit » et avec quoi.

C’est particulièrement clair lorsqu’on lit cet article intitulé « AMAZONIE,”TERRE DE VISIONS”. SE FAIRE UNE PEAU D’ANACONDA OU L’ART DE LA PARURE. » (lien partagé sur Twitter par Elisa ). Dans ce texte passionnant (il est long mais il mérite franchement qu’on s’y attarde) sur les parures on apprend qu’en Amazonie on tire de l’animal des signes d’identités et de distinctions entre les humains ou groupes d’humains. Ainsi la question de l’identité n’est pas celle de la distinction entre l’humain et le non-humain mais un enjeu visant à distinguer les groupes d’humains entre eux. si l’identité est d’emblée poser comme groupale et inter-subjective, c’est surtout comme un discours sur l’identité du sujet que la « greffe animale » prend tout son sens :

Certains groupes s’ornent le corps en combinant, selon des règles savantes, jusqu’à une quarantaine de motifs géométriques distincts, tous nommés et reconnus . Des combinaisons de dessins et de couleurs constituent  une signalétique sociale très précise.

Ceci tient de la logique du signifiant et du langage. Puis plus loin :

En couvrant leur corps de plumes, hommes et femmes montrent qu’ils possèdent des aptitudes à la conjugalité ou à la «parentalité» telles que certains oiseaux les manifestent.

Nous assistons ici à une figure de langage : une caractéristique pour une autre : en psychanalyse on appelle ce processus le déplacement (métonymie chez Lacan) : c’est la plume de l’oiseau qui va signifier l’aptitude à la parentalité. Dès lors l’identité se définit a partir d’agencements et de combinaisons empruntés aux animaux. les greffes non humaines sont d’autant de façon de dire le sujet : leurs combinaisons définissant tel sujet plutôt qu’un autre :

Car au-delà du message esthétique – intimement lié, cependant, à la notion d’efficacité – se «lit» un langage métaphorique d’une grande complexité. Le choix des couleurs est tout sauf innocent. […] Le corps  n’est donc  pas une forme stable propre  à une espèce particulière,mais  l’expression d’un rapport entre semblables :il constitue un « habit d’espèces »  composé de marques d’identité et de marques de dispositions relationnelles. il n’est pas donné mais produit ,fabriqué par le travail parental. le résultat est condensé dans les parures et les ornements.

Plus près de nous pensons à l’efficacité des fables de La Fontaine : on se révèle plus à travers le déguisement. Naïvement on pourrait penser que les contes mettant en scènes des animaux ont ce succès auprès des enfant car étant « mignons » il est plus facile de s’y identifier mais en fait c’est par leurs forces métaphoriques que se définissent leurs qualités signifiantes.

Posté dans » psyche | mots clés : , , ,
  1. 13 Réponses à “Le non humain dans l’identité du sujet”

  2. Par Jack_Addi le 17 sept 2009 | Répondre

    Cher Jisee,

    Comme vous pouvez le constater, je suis de loin en loin mais toujours attentivement vos aventures bloguesques. Je suis moi-même tenté parfois de me lancer dans l’aventure du blog. Cela a le mérite de ne plus s’embarasser des illusions de la communication des forums dont je me suis lassé. Mais j’avoue encore hésiter… Aux prises avec cette question implacable : est-ce que ce que je pourrais bien avoir envie de dire mérite réellement la peine d’être dit et proposé à la lecture d’un autre et de l’Autre ?

    A part ça…

    Très intéressant ce sujet. J’ai parcourru il y a quelque temps un ouvrage collectif dirigé par le regretté Pierre Fédida sur le “deshumain”, concept qui ne se définit pas tout à fait de la même façon que ce que vous désignez pas “non-humain”… Et je ne peux pas m’empêcher également d’associer ces lectures à la notion de perversion, où la question de la négation de l’humain chez l’autre est centrale.

    Toutes ces associations qui me viennent à propos de ce thème ont curieusement la tendance à s’articuler les unes les autres autour d’un trou… Un trou qui devrait être recouvert par le signifiant “humain”… Signifiant dont la signification est un véritable casse-tête, non ?

    Désigner le non-humain, le deshumain, ou l’inhumain… Est-ce que cela ne supposerait pas tout d’abord qu’on éclaircisse, de façon dialectique sans doute, ce qu’est l’Humain ?

    Bien à vous

    Jack

  3. Par J-C Dardart le 17 sept 2009 | Répondre

    Bien ravi de vous voir commenter ici surtout que vous ne venez pas les mains vides :)

    je réponds dans l’ordre :

    est-ce que ce que je pourrais bien avoir envie de dire mérite réellement la peine d’être dit et proposé à la lecture d’un autre et de l’Autre ?

    Question que tout blogueur se pose régulièrement et sans doute toutes personnes qui publient. Pour ma part j’ai longtemps hésité avec une 1ère tentative s’appelant “psygnifiant” et dont le premier et unique article aborder cette question. Je me suis rendu compte que j’étais un peu trop critique envers moi-même. Pour peu que l’on écrive avec plaisir et sans trop se soucier de critiques éventuels, les mots toucheront intéresseront quelques autres. Ne pas oublier qu’il n’est pas rare que l’on se critique soi-même plus durement que les autres. En gros on se lance et on se rend compte que c’est pas si terrible de s’exclamer et c’est même moins éprouvant que sur un forum. Également il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment de moyen objectif qui évalue l’intérêt d’un écrit sur internet. pour exemple j’apprécies régulièrement des articles sans les commentés (cf mon article sur les commentaires sur jisee.free.fr)

    Pierre Fédida sur le “deshumain”, concept qui ne se définit pas tout à fait de la même façon que ce que vous désignez pas “non-humain”… Et je ne peux pas m’empêcher également d’associer ces lectures à la notion de perversion, où la question de la négation de l’humain chez l’autre est centrale.

    J’aurais presque envie de faire un parallèle entre desintégration/non intégration chez Winnicott et déshumain/non humain sachant que chez Searles le non humain correspond à des stades très précoces de fusion. Il parle d’un stade très archaïque de fusion avec l’environnement (humain/non humain) puis une phase animiste (humain/animaux) pour aboutir à une conscience d’être vivant (vivant/mort) Ainsi cette question touche à l’archéologie même du sujet.

    si l’on enchaine avec un parallèle avec winnicott où la non intégration est une phase normal du developpement permettant l’intégration et qui autorise un va et vient (il lie la non intégration à notre partie la plus créatrice notamment dans la production de reves). Et qu’alors la désintegration serait une défense contre la régression et surtout une solution pathogène. Pourrait-on dire que le déshumain de fedida toucherait à une solution défensive contre la regression vers le non humain devenue trop lourde ? (le fameux : “le remède est devenue pire que la poison”). Je dis ça ayant en tête l’hypothèse de Searles concernant une définition très serré de l’humain contre une agonie de plus se sentir humain.

    Je m’arrête là car je ne connait pas les écits sur la déshumain (si vous avez la référence je veux bien :) )

    Désigner le non-humain, le deshumain, ou l’inhumain… Est-ce que cela ne supposerait pas tout d’abord qu’on éclaircisse, de façon dialectique sans doute, ce qu’est l’Humain ?

    Justement c’est là où ça devient vraiment marrant. C’est en étudiant la question de la définition de l’humain chez différents auteurs que j’ai pu remarquer qu’il était du coup réduit par ce qu’il n’est pas : cf http://cybernetique.psyblogs.net/?p=13

    et cette citation de Marika Moisseff dans Nous n’avons jamais été humains. Le néotène, les chimères et les robots :

    (…) plus la science s’évertue à spécifier ce qu’il en est de la nature humaine, plus elle tend à la rattacher de façon alternative ou conjointement, d’une part, au préhumain – la filiation aux espèces qui nous ont précédés via l’ADN –, d’autre part, au posthumain renvoyant d’un côté à un processus analogue au précédent – apparition d’une nouvelle espèce à partir de l’humain via l’expression de gènes jusque-là dormants ou mutants –, de l’autre au cyborg, homme-machine dont l’émergence résulterait des recherches sur l’intelligence et la vie artificielles combinées à la biogénétique.

    On peut entendre presque plus ça se formule plus l’écart se creuse pour nous spécifier. ça me rappelle la dialectique de la demande et du désir ;)

    Votre commentaire n’a pas manqué de faire jaillir de nombreuses idées. Merci encore :)

    EDIT : PS : J’ai l’honneur de vous annoncer que vous veniez de faire la 100 ème commentaire de ce blog ;)

  4. Par lev berlinski le 30 sept 2009 | Répondre

    parce que le “thème” m’intéresse depuis très longtemps comme tel,ni la manière dont vous l’abordez,ni les “textes” que vous citez -avec entre les lignes (? ) ceux que vous ne citez pas!- ne me surprennent
    non que je courre après des surprises!auquel cas
    ce qu’il est convenu d’appeler des “fautes d’orthographe” -qui ne semblent vraiment pas des fautes de frappe- ne devrait pas me surprendre !
    or je dois dire que si!et c’est vraiment quand même une question !
    cela ne me panique pas , évidemment!mais quand même ,dans la mesure où , a priori , cela ne part pas de ma part d’une obsession de “belle langue” -et certainement d’une sorte de chauvinisme identitaire,ayant trop conscience que je pourrais apprendre le chinois par exemple,ou quelque langue “créolisée” !
    et pourtant!ce n’est pas non plus que je mette le “psy” au-dessus des infirmités humaines et même des plus “inhumaines”(!), et/car le sachant tout prêt à vouloir me parler “dardart” de “mes phantasmes”, mon nom , mes origines !se lancer dans le “Tu quoque” en Brutopia!:dont j’ai trop vite reconnu la face et le revers sans doute,et que j’évoque donc d’autant plus qu’il referme la boucle de la question de l’inhumain/humain :à travers ,grossièrement dit ,la question de “la technique “

  5. Par J-C Dardart le 30 sept 2009 | Répondre

    A part la juste remarque sur les fautes : “mea culpa, je dois relire plusieurs fois avant de publier”. Je n’ai pas bien compris le sens de votre commentaire ? Que voulez-vous dire ?

  6. Par lev berlinski le 1 oct 2009 | Répondre

    c’est un peu longuement que je tenterai d’éclaircir ma remarque sur la “felix(!)culpa” que vous reconnaissez et que je trouve moi plus “intrigante” qu’errante : lue avec d’autres auteurs :et donc pour commencer avec “les trois auteurs ” de P.Michon ,et donc,le premier texte des trois,et le premier couplet de questions filées:
    “Quel temps faisait-il? Que regardait le gros homme?Dans quelle Touraine,dans quel Paris?[...]Etait-ce soleil ou neige, quand Athéna armée sortit de la cuisse de Zeus? Quand Salo -mon eut l’idée du Temple? Quand Gabriel poussa la porte de la vierge de Judée?”
    Lapsus vraiment cette Athéna dont nous savons tous qu’elle jaillit de la tête de Zeus et que c’est Dionysos, le fils de Sémélé qui naquit de la cuisse de Jupiter!-Jupiter il est vrai, et non Zeus..mais quand même ,cette substitution est trop étrange, à l’orée de ce texte pour ne pas éveiller le lecteur:lapsus comme “faute d’orthographe”!
    Au paragraphe suivant ,ce sont des des calembours qu’enfile Michon :comme “les extrêmes se bouchent”(aucune correction, aucun pointillé rouge de l’ordinateur!)
    Lorsque ce calembour est repris,il est suivi “Dieu sait ce qu’est la farce, il en use.A la fin de la nuit, le petit farceur rit toujours ,son rire dit oui à l’aube qui revient”…..

    aussi ferai-je un détour par un lapsus qui m’apparaît assez comparable à celui de Michon dans ce texte,parce que c’est celui d’un psychanalyste qui s’est particulièrement intéressé non seulement à la photo mais à l’écran,et à l’incidence des avancées techniques et à les mettre en perspective :et dans une plaquette récente il écrit qu’” au commencement était le Verbe” est dans la Genèse;ni plus ni moins!alors que nous savons bien que c’est dans ledit “Nouveau Testament” et plus précisément Jean!et non l’”Ancien Testament”où est racontée “la Genèse”
    Lapsus,déplacement!substitution,inversion?
    un peu comme la moitié droit à la place de la moitié gauche de ce “chat -l’homme”!
    “étranges lapsus assurément,étranges “fautes d’orthographe”!
    Il faut donc que j’abrège:d’ailleurs le jour est bien levé!
    Mais en revenant-fantôme !- en revenant sur un défilé de questions de notre texte(j’en avais prévu un autre en plus)
    “C’est quoi à la table de travail nocturne,l’armée ennemie? La langue? Le monde visible et intelligible? [....]Le grand coffre-fort universel? C’est ce qu’on désire et qu’à ce titre on désire enfoncer”…..
    Cette autre référence que j’avais prévue est en effet la considération de Simon Plouffe !
    Les erreurs qu’adolescent il avait relevées dans un manuel de mathématique :comme des fautes d’orthographe,en somme! ou des lapsus!
    Il est vrai que je fais aussi l’hypothèse que nos fautes d’orthographe ne sont pas les mêmes s selon que nous écrivons au stylo ou “avec” tel clavier, par exemple ,mais c’est une autre histoire et il y a bien d’autres dieux dans les récits de Michon que vous lui préférerez à juste titre!

  7. Par J-C Dardart le 1 oct 2009 | Répondre

    j’ai supprimé le commentaire en doublon qui était incomplet.

    Bien sûr, les fautes d’orthographes, de mots et de frappes ont un sens et sont de l’ordre du lapsus (surtout celles qui restent après relecture). on peut invoquer toutes sortes de raisons pour les excuser (touches proches l’une de l’autre, fatigue etc.). Ces raisons sont d’ailleurs du même ordre que celles qui avaient été utilisés contre la théorie freudienne des lapsus.
    J’avais même commencé à rédiger pour un ancien blog, un article sur les fautes d’orthographes pour finalement renoncer car d’une part ces fautes n’étaient pas différentes sur le plan conceptuel des lapsus classiques. Donc je n’apportais rien de de plus que ce que Freud disait déjà. D’autres part, si le lapsus révèle un mouvement inconscient, ce n’est que dans la singularité du sujet qu’il signifie quelque chose. Une théorie générale n’aurait servit à rien. En sommes, ce qui s’analyse en terme de péché d’orthographe c’est avant tout quand telle faute se répète. C’est quand ça se répète qu’il est opportun d’analyser.

    Cela dit en demandant à plusieurs blogueurs ceux-ci m’ont répondu qu’effectivement ils faisaient plus de fautes aux claviers que sur le papier. Une des raisons invoquées : on peut rééditer sans rature. Ainsi, revenir sur sa parole sans laisser de trace, serait-ce un pousse au crime ? ;)

    Votre exemple de la cuisse de Jupiter me fait penser à cette grande expression : « Se croire sorti de la cuisse de Jupiter » substituer comme indice de l’illusion d’être exceptionnel, la guerre, la sagesse et l’intelligence (attribut d’Athéna) par le plaisir, le vin et l’orgie, je trouve ça plutôt sympathique.

  8. Par lev berlinski le 1 oct 2009 | Répondre

    cher “Catman d’où que vous parliez”…..
    Que de fautes dans la dernière réponse que vous m’avez laissée et dont je vous remercie.
    Si je rajoute quelques lignes,je ne me prévaux pas pour autant du fait que que vous ayez écrit qu”il est opportun d’analyser”
    Et d’abord parce que j’ai commencé d’analyser,au sens très commun,à partir de mes propres fautes ;mais pas seulement!
    Et il me semble que ,pour une part cela tient au “dispositif”:par quoi je veux dire que lorsque l’on écrit au stylo,la seule main qui tient le stylo forme toutes les lettres sur un support “blanc”(parchemin,tissu, papier..)
    au clavier,on écrit avec deux mains;par ailleurs ce clavier a été conçu en fonction de la fréquence des lettres dans telle langue (toute une histoire )
    autrement dit,une chose “les fautes”comme les
    fautes d’orthographe au sens le plus “scolaire”;
    mais d’autres fautes semblent liées à la motricité et la coordination de celle-ci à ce qui a été pré”pensé” et fixé dans la disposition des lettres sur le clavier,à quoi s’ajoutent routes le fonctions intégrées dans l’ordinateur
    Outre l’immense question droite-gauche:il y a celle des “interactions”pour le cerveau humain , cette génération étant appelée ,non sans raison la génération du pouce.
    Et il arrive que cela fasse des lapsus assez cocasses!
    il me semble que cela peut être intéressant à analyser beaucoup plus finement dans une perspective “pédagogique” ou éducative,par exemple ,et non satirico – persécutrice!
    Et j’imagine que cela est au moins en oeuvre ou comme work in progress!
    bien à vous !

  9. Par J-C Dardart le 1 oct 2009 | Répondre

    vous imaginez qu’après un tel message, j’aimerais en savoir plus de ce que vous avez pu conceptualiser. Ce que vous annoncez là est plus que prometteur. continuez-donc. Vous amorcez là quelque chose qui mériterez qu’on s’y attarde plus que longuement et au delà du peu de visibilité d’un commentaire dans un blog peu connu.

  10. Par Jack_Addi le 5 oct 2009 | Répondre

    Cher Jisee,

    Entre deux rendez-vous… et donc en vitesse…

    Voici un lien vers les coordonnées de ce livre de P.Fédida, dont je vous parlais l’autre fois.

    http://www.puf.com/puf_wiki/index.php?title=Autres_Collections:Humain%2C_d%C3%A9shumain&redirect=no

    Il s’agit des transcritpions de certaines séances (toutes ? je n’en suis pas sûr… Il faudrait que je vérifie, mais vous pouvez le faire vous-même) de son séminaire. Il y parlait de ce thème “Humain/deshumain” en l’articulant autour de ce qui pouvait se passer dans les camps de concentration nazis, où justement l’humain était privé de ce qui est constitutif de son humanité, par un système totalement deshumain.

    Je vous en souhaite bonne lecture.
    Confraternellement,

    Jack

    PS : Ravi d’avoir été le 100ème visiteur de votre blog ! La coutume n’est-elle pas d’offrir 100 euros ? :-D

  11. Par J-C Dardart le 5 oct 2009 | Répondre

    merci jack, alors en fait je me suis déjà commandé le livre en question et reçu également. Pas encore eu le temps de le lire, car d’autres lectures à faire avant.

    PS ce n’est pas la 100ème visite unique mais le 100ème commentaire. Je peux offrir sans euros en effet ;)
    ou même mieux : >>CLIC

  12. Par lev berlinski le 7 oct 2009 | Répondre

    qu’est ce qui arrive aux psychanalystes?

    dans une petite plaquette réunissant des essais suscités par l’œuvre et même le travail avec Winnicott comme c’est le cas de N.F. qui rend compte autant de son travail avec WinniCott que de celui poursuivi avec une dizaine d’années avec une jeune femme psychotique :
    Et l’analyste de parler de sa lecture
    accompagnante de la kabbale et à propos de son expérience avec sa patiente de la Genèse ainsi citée:
    “Dans la Genèse, il est écrit :”Au début de la création, quand Dieu fit le paradis et la terre, la terre était sans forme et sans vide, avec de l’obscurité , au-dessus de l’abîme”
    en poursuivant
    :Ces mots prégnants rappellent l’état psychique d’un nouveau-né non formé par le besoin, ne percevant pas encore l’environnement, sans imagination, ni mémoire, ni désir. La nature imprime bien vite un modèle à ce vide. Le bébé se saisit de n’importe quoi,[.....].”
    Ce n’est pas seulement une manière impossible de citer les premiers versets de la Genèse que je cite donc en anglais King James:qui est la langue dans laquelle l’auteur l’aura entendue dans tel séminaire ou colloque!
    1: “In the beginning God created the heaven and the earth.
    2: And the earth was without form, and void; and darkness was upon the face of the deep.”
    et dans une traduction en français
    1 “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme,”
    il y des traductions qui donnent”la terre était informe et vide”:puisque c’est sur le vide que je veux revenir,mais autant le dire carrément ce qui est donné pour “la Genèse par N.F. est une farcissure de son invention!
    La question sur le vide étant qu’il est dit dans cette farcissure que la terre est sans vide alors que le commentaire reprend que “la nature donne bien vite un modèle à ce vide”, ce qui est totalement contradictoire,et que par ailleurs ce qu’on ne doit pas perdre de vue dans notre stupéfaction de lire de telles divagations,c’est qu’elles prétendent rien moins que décrire la psyché d’un nouveau-né à la lumière de l’expérience de la psychanalyse et du transfert!
    dans quelle mesure cette expérience ôte-t-elle
    au psy tout jugement critique au point de ne plus savoir ..lire! retrouver et citer un texte ?
    (in La nature humaine à l’épreuve de Winnicott
    petite bibliothèque payot 2006)

  13. Par lev berlinski le 7 oct 2009 | Répondre

    avec mes excuses pour les fautes de frappe “ordinaires”(”aveec” pour avec:la pression du doigt)ou inversion/répétion:avec )voulez-vous bien les corriger?

  14. Par J-C Dardart le 7 oct 2009 | Répondre

    @lev berlinski : j’ai corrigé certaines fautes. J’ai pour l’occasion installé une fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de rééditer dans le quart d’heure leur commentaire.

    Ce lapsus de NF est précieux je trouve car elle pointe un paradoxe. Or n’est-ce pas les paradoxes qui font avancer la théorie et la pratique ? Vous me répondrez, sans doute, à juste titre : “encore faut-il s’en apercevoir ou qu’on nous le pointe et en faire quelque chose”. Soyons alors optimiste en gardant espoir ;)

Poster un commentaire

Suivre ce blog ?

Souscrire par RSS Ou, souscrire via e-mail:
Entrez votre e-mail:  

Blog-notes

Le père de l’hystérique descend à la cave quand ça chauffe à la cuisine.

Jacques Lacan

>>voir les autres notes

Commentaires récents

  • J-C Dardart: oui jack, je comptais de toutes façons faire une mise à jour avec des nouveaux blogs. En ce moment je...
  • Jack_Addi: Cher JC, Je sais que cet article sur les blogs recommandables à vos yeux est un peu ancien, mais si...
  • J-C Dardart: pour tout te dire en fait l’expérience aurait pu donné quelque chose si twitter n’avait pas...
  • M: Hey mais je ne savais pas que ça avait un tel nom, de lire à plusieurs et d’échanger dessus ! Ça fait déjà...
  • J-C Dardart: et pourtant je n’ai fais qu’appliquer les idées développées dans cet article (oui encore...