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	<title>Le Blog de Jean-Christophe Dardart &#187; anzieu</title>
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	<description>La psychanalyse n'est pas une vérité mais une lecture.</description>
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		<title>L&#8217;illusion groupale chez Google</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 22:12:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-C Dardart</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[	<p><a href="http://www.flickr.com/photos/21222350@N04/3504793976/" title="casimir de jclepoulet, sur Flickr"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3567/3504793976_f64ef63529_o.png" width="500" height="143" alt="casimir" /></a></p>
	<p style="text-align: justify;"><span class="lettrine">C</span>&#8216;est en regardant un documentaire  nommé « Google, la machine à penser » de Gilles Cayatte, diffusé lundi 13 mars sur France 5 ( Mais aussi consultable sur <a href="http://www.dailymotion.com/video/x40w28_google-la-machine-a-penser-partie-1_tech">ce lien</a>), que j&#8217;ai eu l&#8217;idée de cet article. En effet, l&#8217;auteur s&#8217;est intéressé au fonctionnement de cette entreprise et à la façon dont les employés étaient pris dans un fonctionnement bien particulier.</p>
	<p><span id="more-36"></span></p>
	<p style="text-align: justify;">Chez Google les employés sont tous jeunes, travaillent sans compter, notent leur collègues, travaillent sur des projets annexes pour Google sur leur temps libres. Nul besoin de sortir des bureaux, il y a tout : salle de sport, de détente, de jeux vidéos, une cantine gratuite etc. Tout est aménagé pour que les employés se sentent bien et en sécurité et surtout le plus fusionné possible à l&#8217;entreprise : « je ne vois que mes collègues ». Google est cette bonne mère archaïque qui  nourrit, divertit et dont les enfants sont tous égaux.</p>
	<p style="text-align: justify;">Cette technique de management est un puissant outil de servitude et de dévotion volontaire qui s&#8217;appuie sur un puissant sédiment celui de l&#8217;illusion groupale et qu&#8217;on peut résumer en cette phrase : « <em>Nous sommes un bon groupe, on s&#8217;aime tous, on se dévoue tous au but qui nous réunit. Notre chef est bon et le plus juste</em> ». C&#8217;est à Didier Anzieu que l&#8217;on doit ce concept qu&#8217;il décrit comme un retour sur le plan du groupe à une époque où le nourrisson ne faisait qu&#8217;un avec la mère. En résumé l&#8217;espace groupal devient une entité maternelle dans laquelle les membres sont encore fusionné à elle. Dans le documentaire on voit bien que les employé sont identifiés corps et âmes à Google. D&#8217;ailleurs, il ne sont pas nommés comme étant des employés mais comme « googler », et ils adoptent la « google attitude ». De plus,  ils sont tous égaux : or le fantasme égalitaire est l&#8217;une des conditions de l&#8217;illusion groupale , cherchant à se faire préférer par Google : car les employés notent les employés. Tout ceci servant une seule chose : la rentabilité.</p>
	<p style="text-align: justify;">Ce type de modèle n&#8217;a pas été inventé par Google ( et ne lui est pas unique) et l&#8217;on trouve ce type de management depuis quelques décennies chez d&#8217;autres (ce passage c&#8217;est pour faire plaisir à <a href="http://blog.burninghat.net/">Burninghat</a> <img src='http://www.jcdardart.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ). Mais on constate que Google va particulièrement loin dans ce processus d&#8217;illusion. Le problème au delà de la question morale de la servitude, c&#8217;est le moment où cette illusion puissante va prendre fin. Ce moment où dans l&#8217;épuisement le sujet va se rendre compte qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une illusion, il se confrontera à une sacrée perte, celle d&#8217;un objet illusoire. Ce qui s&#8217;annoncerait alors c&#8217;est le risque d&#8217;une dépression, qui a toujours avoir avec la perte. Ce que fait ce type de management c&#8217;est une immense fabrique à dépression. Restons attentif.</p>
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