<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Blog de Jean-Christophe Dardart &#187; signifiant</title>
	<atom:link href="http://www.jcdardart.net/tag/signifiant/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.jcdardart.net</link>
	<description>La psychanalyse n'est pas une vérité mais une lecture.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 05 Nov 2011 20:01:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Juste des mots</title>
		<link>http://www.jcdardart.net/2009/03/12/juste-des-mots/</link>
		<comments>http://www.jcdardart.net/2009/03/12/juste-des-mots/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 14:32:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-C Dardart</dc:creator>
				<category><![CDATA[psyche]]></category>
		<category><![CDATA[darwin]]></category>
		<category><![CDATA[freud]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[signifiant]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jcdardart.fr/?p=19</guid>
		<description><![CDATA[Le premier titre prévu pour cet article était : « De Darwin à Freud. L&#8217;animal et l&#8217;humain : le langage ». Comment comprendre un tel glissement ? En plus, de refuser un titre trop pompeux, il ne résumait pas l&#8217;essentiel de l&#8217;article. Vous comprendrez pourquoi en lisant ce qui va suivre. Classiquement lorsqu&#8217;on lit Freud, l&#8217;on apprend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><a title="mots de jclepoulet, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/21222350@N04/3349313608/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3564/3349313608_3855c940c5_o.jpg" alt="mots" width="500" height="129" /></a></p>
	<p style="text-align: justify;"><span class="lettrine">L</span>e premier titre prévu pour cet article était : « De Darwin à Freud. L&#8217;animal et l&#8217;humain : le langage ». Comment comprendre un tel glissement ? En plus, de refuser un titre trop pompeux, il ne résumait pas l&#8217;essentiel de l&#8217;article. Vous comprendrez pourquoi en lisant ce qui va suivre.</p>
	<p style="text-align: justify;"><span id="more-19"></span><br />
Classiquement lorsqu&#8217;on lit Freud, l&#8217;on apprend qu&#8217;il se considère comme un successeur de Darwin, en ceci que si l&#8217;auteur de  <em>L&#8217;origine des espèces</em> opérait une première blessure narcissique dans la vision que l&#8217;homme avait de lui dans le monde, Freud quant à lui engendra une seconde blessure dans le sens où il dégagea au sein même de l&#8217;humain quelque chose qui échappait à sa propre maîtrise. Autrement dit, si Darwin prouvait que l&#8217;homme n&#8217;était pas d&#8217;essence divine mais un animal, Freud démontra que l&#8217;homme n&#8217;était plus maître en lui-même. C&#8217;est ce fameux inconscient, qui échappe à notre vigilance car on veut d&#8217;abord l&#8217;ignorer.</p>
	<p style="text-align: justify;">Avec Darwin, l&#8217;homme est un animal, avec Freud non seulement il est un animal mais en en plus il se connait assez mal car il se veut être plus que ce qu&#8217;il est. Les deux auteurs ont ce point commun, qu&#8217;ils ramènent l&#8217;humain à des choses beaucoup moins spirituelles que ce qui avait dominé dans la civilisation occidentale. Freud à sa manière rappelle, tout comme Darwin, l&#8217;homme à son animalité. Plus précisément, Freud découle le fonctionnement humain de sa corporalité : l&#8217;homme est pulsion et même ses plus belles œuvres sont des reliquats de la pulsion. Et cette pulsion prend source dans le corps par les zones érogènes. Et c&#8217;est là que les choses s&#8217;aggravent : non seulement il ramène à du corps mais c&#8217;est un corps en tant qu&#8217;il est sexualisé, c&#8217;est à dire comme source de plaisir. Voilà de quoi éloigner l&#8217;humain de Dieu. Pour ainsi dire voilà une très bonne raison de l&#8217;ignorer et donc de le refouler.</p>
	<p style="text-align: justify;">C&#8217;est cette tension entre ce qui doit être ignoré et ce que notre corps réclame qui engendre dans un premier temps cette méconnaissance de l&#8217;humain sur lui-même. Le désir et son interdit sont les deux axes de conflit chez l&#8217;humain. Bien sûr ce désir s&#8217;adresse à un autre et c&#8217;est là que ce noue en premier lieu la relation à l&#8217;autre. Mais que trouvons dans cet écart entre nous et nous-mêmes : entre soi et notre image ?</p>
	<p style="text-align: justify;">On trouve ni plus ni moins que des mots. Des signifiants qui par leur arbitraires vont servir de porte-paroles aux 2 exigences (celle du désir et celle de son interdit). Pourquoi des mots ? justement parce qu&#8217;ils peuvent jouer de leurs double sens et  ambiguïté. <strong>Un mot est fondamentalement un son avant même d&#8217;être un sens</strong>. Si je dit à haute voix « mot » on entend « maux », « Meaux » etc.  c&#8217;est le mot en tant que son qui est libre d&#8217;interprétation. Et donc d&#8217;utilisation. C&#8217;est parce que les mots sont d&#8217;abord rien d&#8217;autres que des sons, qu&#8217;ils peuvent servir plusieurs sens et plusieurs intentions et donc plusieurs discours.</p>
	<p style="text-align: justify;">Notre réalité humaine prise dans l&#8217;ambiguïté du langage perd par ce biais cette maitrise illusoire sur elle-même. Le langage échappe à ce qu&#8217;on nomme volonté et vigilance. il est courant que nos patients viennent dire « je me suis trompé de mot », « je n&#8217;ai pas voulu dire ça », « je ne trouve plus le bon mot mais en gros je dirais comme ça ». Le moment clé peut se résumer comme un « j&#8217;ai pas voulu dire ça, me suis trompé de mot&#8230; euh quoique ça veut peut-être dire quelque chose ce que je viens de dire au final.». Si l&#8217;on se ment avec des mots, un autre mot, parfois le même vient trahir une vérité. Pas une vérité absolu mais plutôt un moment d&#8217;authenticité qui donne à réfléchir.</p>
	<p style="text-align: justify;">Dans cette seconde blessure narcissique inaugurée par Freud où l&#8217;homme est renvoyé à sa corporalité (non pas seulement biologique mais aussi comme corps-plaisir), la dimension qui apparaît c&#8217;est celle où notre propre langage nous échappe. Le langage nous échappe car il est ambigu. Il est ambigu car fondamentalement avant d&#8217;être sens il n&#8217;est que son. Ceci tient au fait que les mots sont rien d&#8217;autres en tant que tel. Autrement dit, les mots sont justes des mots.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jcdardart.net/2009/03/12/juste-des-mots/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

